SNESS /Burkina : Relever le défi de l’éducation dans un contexte d’insécurité et de COVID-19

Le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) a organisé les 27, 28 février 2021 une formation sur le thème « L’éducation en situation d’urgence : les mesures sécuritaires, les mesures sanitaires ». Cette formation a regroupé des participants venus des 13 régions du Burkina.  Elle a été organisée grâce à l’appui financier de la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants.

Les techniques et procédés d’enseignement en situation d’urgence en lien avec l’outil ordinateur dans les disciplines que sont les mathématiques, les sciences de la vie et de la terre, le français, l’histoire -géographie, ce sont les points abordés au cours de cette session de formation.  Autres modules enseignés, les techniques de prévention et d’évacuation en cas d’attaques terroristes, la prévention contre le covid-19. 

                         Enseignants tués, classes fermées

Le présidium lors de la cérémonie d’ouverture de la session de formation

« La nécessité d’une formation des enseignantes et enseignants sur l’éducation en situation d’urgence n’est plus à démontrer actuellement au regard des attaques terroristes sans cesse dont notre pays fait l’objet. Les conséquences d’une telle situation sont plus que parlantes : des milliers de classes fermées, des milliers d’élèves privés d’instruction, des centaines d’enseignants et enseignantes ayant fui les lieux de travail ; des enseignants ayant fait les frais de ces hors la loi que sont les terroristes et autres bandits locaux aux idées funestes » dépeint le secrétaire général national du syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS), Anatole Zongo.  

                                  Préserver sa vie

Secrétaire national du SNESS , Anatole Zongo a développé le module sur les mesures sécuritaires

 Pour le guide du SNESS, cette formation devra permettre aux acteurs de l’éducation d’œuvrer à travers leurs pratiques professionnelles à relever le défi de l’éducation, surtout dans les zones d’attaques terroristes, tout en sachant préserver leur vie. « Il faut, en effet éviter de périr en donnant l’éducation » a martelé Anatole Zongo.

                      Des formateurs chevronnés

Pour l’atteinte des objectifs fixés, pour l’enseignement des 4 disciplines retenues, le syndicat a fait appel à des encadreurs chevronnés : L’inspecteur Bakary Compaoré en mathématique, le conseiller Seydou Sondo en Science de la Vie et de la Terre (SVT), l’inspecteur Rasmané Savadogo en Français, le conseiller Ibrahim Ouédraogo en histoire-géographie. 

Ils sont venus des 13 régions du pays pour prendre part à cette formation à Ouahigouya

Le module sur la COVID 19, grave problème sanitaire, préoccupant le monde entier de nos jours a été animé par l’ingénieur sanitaire à la direction régionale de la santé du Nord, Léandry Maré. Le SG national du SNESS a conduit les échanges sur les mesures sécuritaires liées aux attaques terroristes. Son exposé a porté entre autres sur la notion du terrorisme, ses zones d’influence, les acteurs et les stratégies de sauvetage en cas d’attaque.

                Augmenter la notoriété du SNESS

Les participants ont prêté une très attention attention aux modules développés par les communicateurs

Cette initiative du SNESS selon son premier responsable participe au renforcement des capacités des membres dans le sens d’améliorer leurs pratiques professionnelles. Il fait comprendre que le rôle du syndicat ne se limite pas seulement aux actions de revendication .il peut bien se donner les moyens pour renforcer les connaissances de ses membres. La gent féminine était fortement représentée à cette formation.  

Remerciement à la fédération canadienne des enseignants et enseignantes

Les femmes membres du réseau des enseignantes syndicalistes de l’Afrique de l’Ouest regroupant des membres de plusieurs syndicats

 Participante, la responsable des questions féminines au sein du bureau national du SNESS, madame Bikienga/ Alima Ouédraogo apprécie cette initiative et se convainc qu’elle participe à la dynamisation de la notoriété de sa structure syndicale.  Traduisant sa reconnaissance au bureau national pour le choix de la ville de Ouahigouya   pour l’organisation de cette formation, le secrétaire général du secteur Nord du SNESS, Inoussa Soré a joint sa voix à celle du secrétaire national Anatole Zongo pour saluer ce partenariat fructueux entre le SNESS et la   la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants.   

                                                                                       Gildas wendkuni Salo

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