Yako : Des adolescentes qui veulent avorter à tout prix

Des tentatives d’avortements clandestins de jeunes adolescentes  se sont signalent régulièrement  ces derniers temps à Yako. Les auteurs sont pour la plupart des élèves  habitant la ville de Yako ou des communes de la province. 

La majorité  des victimes indexent des camarades de classe  ou des orpailleurs qui refusent d’assumer leurs responsabilités  et les abandonnent  à leur sort. Ne sachant pas à quel saint  se vouer  ces adolescentes   choisissent la dangereuse option de se débarrasser du fruit  de leurs rapports sexuels  non protégés. De source digne de foi, un centre de santé et de promotion sociale  dans la ville de Yako aurait reçu le 31 janvier 2020, 4 filles qui se seraient présentées pour des avortements. Intrigué et refusant de cautionner cette forfaiture, un agent de santé a pris la décision d’informer le père d’une des patientes.

Elle menace de se donner la mort

Pleurant à chaude larmes, une des clientes de la structure sanitaire menaçait de se donner  la mort, s’elle ne parvenait pas  à se débarrasser de sa grossesse. A yako,  de nombreuses personnes se posent la question sur cette ruée des jeunes porteuses de grossesses vers le dit centre de santé et promotion sociale

 On a le sentiment qu’il y a  un relâchement dans l’éducation sexuelle et la santé de la reproduction.  Se protéger au moment des rapports sexuels ne plus une préoccupation dans le milieu de la jeunesse.

                           Moins d’activités de sensibilisation

Les campagnes de sensibilisation contre les risques des maladies sexuellement transmissible et les grossesses précoces et  non désirées se font rares.  La sexualité  reste toujours un sujet tabou dans les familles et on se  retrouve avec un nombre élevé d’adolescentes en âge scolaire   porteuses de grossesses dans les lycées et collèges. Nul doute que ces grossesses contractées involontairement   compromettent  la scolarité des victimes, sans oublier les risques de contracter les maladies sexuellement transmissible et le VIH/Sida. Il est temps qu’on instaure une véritable politique d’éducation de santé de la reproduction dans les établissements scolaires.

                                                                                                 F-N .I

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